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 FICTION HUNGER GAMES : Vivre et mourir en ce jour.

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Inezia
- de 12 ans


Messages : 2
Date d'inscription : 24/08/2012
Age : 21

MessageSujet: FICTION HUNGER GAMES : Vivre et mourir en ce jour.   Ven 24 Aoû - 1:15

Je vous présente ma première fiction sur Hunger Games, intitulée Vivre ou mourir en ce jour. Je vous laisse la découvrir entièrement. Cependant, j'ai modifié la première expiation. Très bonne lecture




LES VINGT-CINQUIEME HUNGER GAMES
<< Vivre ou mourir en ce jour >>

PROLOGUE


[justify]Depuis que je suis toute petite, j'ai appris à me débrouiller seule. Mes parents sont morts, alors qu'ils plaidaient la cause d'une vieille dame, qui avait volé un humble morceau de pain. Dans le district Douze, le vol est punissable de mort. Et pour montrer l'exemple, tous les habitants ont dû assister à son exécution. Cette dame n'avait jamais eu de chance dans sa vie, jamais, son unique fille a été « moissonnée » pour les Hunger Games, elle n'est jamais revenue.. Son moral avait fortement dégradé, tellement que son physique suivait ; ses épaules, voutées, ses mains tordues et gonflées, les pores de sa peau, infestés par la poussière de charbon. Mes parents n'ont pas pu supporter qu'on puisse s'en prendre à une aussi vieille dame. Ils se sont levés, et ont protesté. Pour avoir défendu cette dame, des Pacificateurs les ont battus. A mort. J'avais dix ans. Et ces images, tous ces mots qu'ils ont hurlés pendant qu'ils se débattaient, flottent toujours dans ma tête, et hante toutes mes nuits.
De ma famille, il ne me restait que ma petite sœur, ma petite sœur qui est malade, et qui devrait être soignée, mais je n'ai ni l'argent nécessaire, ni l'aide qu'il me faudrait. La nourrir est déjà assez compliqué. Quand nos parents sont morts, nous avons été placées au Foyer communal, mais une grande amie de ma mère, nous a recueillis chez elle. Elle ne nous a jamais aimé, mais par amitié pour ma mère, elle nous a pris avec elle. Jamais elle n'a été d'une grande aide. J'ai appris à chasser, enfin si on peut dire, avant de mourir mon père m'avait fabriqué une fronde, ça ne vaut pas un arc, ni un épieu, mais avec, j'arrive à tuer quelques animaux. Des écureuils, des oiseaux. Sept ans se sont passés, depuis que j'ai douze ans, mon nom a été inscrit une trentaine de fois en échange des tesserae. Sept ans se sont écoulés, la maladie emporte chaque jour un peu plus ma sœur. Mais malgré tout, pour la deuxième fois, elle va devoir participer à la Moisson. Cette année, il y a l'expiation, il se produit tous les vingt-cinq ans, c'est une première pour nous. L'écran grésille qui se trouve aux extrémités de la mairie, puis donne l'image du Président Snow, la boule de cristal juste devant, présente une tonne de petites enveloppes. Il en pioche une. Je me demande qui écrit ces idées, parce que cette année, ce n'est pas deux tributs qui vont être élus. Mais quatre, deux tirés au sort, où leurs proches doivent les accompagner dans l'arène. Ces jeux sont cruels, et grotesques. Après l'interminable traité de Trahison, l'hôtesse, qui est cette année vêtue de vert, se dirige vers les deux boules de verre. Comme toujours les dame d'abord. Je me fige, comme les six autres années précédentes, l'attente est insoutenable avant qu'elle annonce le tribut féminin des vingt-cinquième Hunger Games.
_ Inezia Evans.

Partout autour de moi, des gens reprennent leur respiration à un rythme normal. D'autres serrent leurs poings, tandis que certains tentent de croiser le regard de leurs proches. Je ne fais pas partie de ce groupe de personne. Je m'appelle Inezia Evans.

CHAPITRE UN – LES JEUX

Je froisse tout ce qui se trouve à portée de main, le cœur serré. J'ai peur. Oh oui que j'ai peur. Pas seulement pour moi, mais aussi pour ma sœur. Une seule seulement pourrait rentrer au district 12, ce qui veut dire que l'une de nous doit mourir, étant donné, que les quarante-six autres tributs veulent tous rentrer. Ces jeux sont injustes, on ne peut pas dire autrement, bouleversée n'est pas le mot exacte qui me qualifierait, non, c'est bien plus encore. Je me sens vide, comme si le peu de choses qui me tenait en vie, ces choses qui me donnaient encore du courage, à ne pas m'effondrer, s'étaient envolés. Toute ma vie, j'avais fait en sorte qu'Azélie ne manque de rien, qu'elle ne manque ni de nourriture, ni d'amour. Je lui donnais tout, et là je lui donnerais encore tout, mais l'idée de mourir, me perturbe. C'est ainsi que c'est écrit, je suis condamnée, à mourir dans l'endroit le plus abominable du monde. Les arènes des jeux, les Hunger Games. Quand on a que dix-sept ans, face à ce genre de situation, il nous est impossible de relevé sa tête face à un tel dilemme. Le garçon de mon district et sa petite sœur qui nous accompagnent dans ce périple sont aussi terrifiés que moi. Heureusement nous n'avons aucun lien amical qui nous unit, aucun sentiment qui pourrait nous empêcher d'avoir pitié d'eux. Oui. Je déteste penser comme ça, c'est horrible ce que je dis. Mais seulement un de nous quatre reviendra. J'ai décidé qui allait être cette personne. C'est ma sœur. Voilà pourquoi je vais me battre.
La voix annonce le temps de secondes qui nous reste, avant d'emprunter le cylindre qui se loge juste devant moi. Mon styliste me souhaite bonne chance, en effet, j'en aurais besoin de chance. Ce n'est pas avec une fronde que je vais pouvoir tuer un tribut et protéger celle que j'aime. Sous mes pieds, je sens que je monte vers l'extérieur. Je ferme les yeux. J'aurais tant aimé que ce ne soit qu'un rêve. Un mauvais rêve.

CHAPITRE DEUX - L'ARENE


Quand j'ouvre les yeux, je suis aveuglée, aveuglée par la beauté du paysage. Les premiers méandres apparaissent à une trentaine de kilomètres en amont ; c'est alors des courbes brusques dominées par d'abrupts versants excavés à leur base. Les roches en surplomb, souvent dénuées de végétation, dominent le cours de la rivière. Nous sommes face à la rive concave, où les parois rocheuses creusées par le cours d'eau accueillaient des forêts de chênes, s'épanouissaient des terres vastes et fertiles formées des alluvions. Je vois au loin, en bordure de rivière, galets et sable blanc dessinant de petites plages, de torrents qui jaillissent, des sentiers tendant leurs ronces chargées de framboises et de myrtilles... Les vingt-quatre socles qui nous soutiennent se regroupent tous autour de la corne d'abondance, cette année elle est faite de noire. On regarde tous la même chose, les armes, celles qui vont peut-être nous sauver, ou bien au contraire. Je repère ma sœur, qui est à dix tributs de moi.
J'observe sans trop la quitter des yeux, les autres tributs, les petits frères ou les petites sœurs, ont tous vers les treize ans, ma sœur en fait partie. Les carrières, ce sont eux dont je dois me méfier, comme à leur aise, ils sont robustes et forts, prêts à dévaster tout ce qui est sur leur passage. Le garçon du district Un doit mesurer plus d'un mètre quatre-vingt, la fille qui l'a accompagné, je l'ai vu lors de l'entraînement est très douée pour le lancer de couteau, ou le tir à l'arc. Mais la fille du district Deux, est très habile dans les techniques de survie. Il nous reste vingt secondes de réflexion. Ma sœur a l'air pétrifié, autant que tous les plus jeunes dans cette arène. J'ai deux possibilités qui s'offrent à moi. Courir, prendre une arme, sans se faire tuer, ou bien courir, et mettre à l'abri Azélie. Il est évident que je n'aurais jamais assez de temps pour faire les trois en même temps. Une fois que j'aurais mis en sécurité ma sœur, ce sera trop tard pour retourner à la corne d'abondance. J'ai peur de mourir, j'ai peur qu'elle se fasse tuer, j'ai peur d'échouer. Plus que dix secondes. Pour aller jusqu'à elle, il y a un sac en évidence à une dizaine de mètre de mon socle, je pourrais l'attraper. Cinq secondes. Quatre. Trois. Deux. Une.
On produit tous la même chose, ou presque. On court, soit pour s'enfuir, soit pour s'équiper. Le bain de sang commence. Les épées s'entrechoquent, les couteaux sont lancés, plongeant l'arène dans l'horreur et la peur. J'entends des gamins qui hurlent, la plus jeune, elle est devant moi, elle regarde partout, mais reste figée sur place, le regard vide. Je me dirige vers elle, et lui hurle de s'enfuir, c'est plus fort que moi, je ne peux pas la laisser se faire tuer, elle est trop jeune, trop innocente pour cela.
Je manque de trébucher à chaque volée que je fais, mais je ne me retourne pas, et fixe du regard ma petite sœur, je me prépare à tendre ma main vers l'herbe qui l'effleure et attraper ce fichu sac qui pourrait bien m'être utile. Sans que je m'y attende, la fille du Quatre vient de me heurter en plein fouet. On se regarde, elle s'apprête à sortir un couteau, je recule. Une explosion intervient, et pendant qu'elle regarde d'où la détonation vient, j'attrape le sac et prends mes jambes à mon cou. Plusieurs autres explosions retentissent, nous assourdissant au possible. L'explosion est telle, que le sol tremble, et déséquilibrée, je m'écroule sur le sol peu sablonneux de l'arène. Il ne me reste plus que cinq mètre avant de regagner ma sœur. Elle ne bouge pas. Elle se bouche les oreilles. Je me relève tant bien que mal, et j'entends un grand sifflement derrière moi. Par instinct je m'écarte de ma trajectoire, et je vois, une hache qui vient disperser la terre avec fracas. Cette fois je me retourne, mais personne ne semble me viser une nouvelle fois. Sans réfléchir, j'arrache l'arme du sol, et bien qu'elle soit lourde, je récupère ma sœur qui se laisse faire, et fonce vers les chênes qui bordent la corne d'abondance. Tandis que je la maintiens par son poignet, elle se laisse tomber. Je me tourne pour voir ce qui l'a fait agir ainsi. Elle saigne. Il ne manquait plus que ça. On lui a lancé un couteau dans la jambe. On ne peut pas s'arrêter. Je lui arrache le poignard de la cuisse, et lui supplie de courir. Elle ne fait pas la difficile, et me suit. Je n'en peux plus. Mais on continue, on trébuche, on bute contre les racines des arbres, on se cogne contre la totalité des branches des arbres, on glisse dans la boue. Personne ne nous suit, je n'en peux plus, elle non plus. On s'écroule, les arbres qui nous encerclent ont des formes tordues, mais ont toujours leurs feuilles, il nous sera donc possible de se cacher dans les arbres. Certains arbustes semblent rongés, dévorés par la faune de cette forêt. D'autres ont leurs écorces qui s'effritent quand on les touche. Azélie me tenait par la main, comme si elle s'accrochait à la vie. Couvertes de boue, de feuilles, voilà à quoi on ressemblait. Papa et maman auraient été désolés si ils nous avaient vu dans cet état. Je frissonne en m'imaginant tout ce qui pourrait se passer dans les prochaines heures. Le côté sombre de l'arène, les mutations génétiques, les dangers, la faim, la soif. Mais si je me souviens bien, la rivière ne doit pas être loin de nous. Alors la soif ne devrait pas nous encombrer. J'étudie la blessure de ma sœur et ouvre le sac que j'ai pu obtenir. Le sang perle tout autour de la plaie, elle n'est pas très profonde. Je découvre une gourde. Une montre, une boussole, un poignard, une corde, un fil, une conserve de bœuf. Des habits de rechange, des bandages et des allumettes. Exactement ce dont j'avais rêvé. Je déroule le tissu blanc et l'embobine autour de la cuisse d'Azélie. Elle ne ronchonne pas, ce dont je lui suis très reconnaissante. Elle se love contre moi, posant sa tête contre mon bras. La nuit commence déjà à tomber, je range les affaires et les fourrent dans le sac, j'ordonne à ma petite sœur de monter dans l'arbre. Une fois installée, le sceau du Capitole s'affiche dans les ténèbres, je sors la tête du feuillage de l'arbuste, et contemple le ciel. Dix-neuf morts, dont douze qui faisaient partis du groupe des plus jeunes de cette édition. Il nous reste vingt-neuf survivants, vingt-neuf adversaires. J'enfile sur la tête d'Azélie, un bonnet, lui tire jusqu'à ses oreilles, et je m'assoupis. Chaque craquement dans cette forêt me fait bondir, je ne sais pas si c'est des bêtes, ou bien des tributs, mais ça fiche une frousse inimaginable. Je ne dors que cinq heures, mais cinq heures qui me font un bien fou. Il fait un froid glacial, les oiseaux ont cessé de chanter. Les créatures de la nuit se faufilent entre les fourrés. Je ne peux plus me rendormir. Alors je pense. Des pensées sombres me traversent l'esprit, je revois mes parents qui se font tués. Je réentends ma mère qui hurle, qui supplie qu'on ne fasse pas de mal à son mari. Je me souviens de mon père qui donne un coup de coude à un Pacificateur. Et ma mère qui se prend des coups de bâtons sur son visage. Et moi, petite, spectatrice de leur mise à mort. J'étais là. Je ne faisais rien, mais que pouvait faire une gamine d'à peine dix ans. S'interposer entre des Pacificateurs ? Crier, mais à quoi bon./justify]

CHAPITRE TROIS - DES PROMESSES


[justify]L'aube se lève, et on descend, la soif nous prends. J'ai la bouche pâteuse, les lèvres gercées à cause de la fraîcheur de la nuit. Je prends mes affaires, et on dévale la pente. Sans crier gare, je me retrouve nez à nez avec la fille du district Quatre, celle qui m'est rentrée dedans au tout début des Jeux. Ma sœur pousse un cri. Je ne peux pas cacher ma peur, mes yeux me trahissent. Elle n'est pas armée, ou du moins elle n'en a pas l'air. Par contre ça ne l'empêche pas de me sauter dessus sauvagement. Je ne m'y étais pas préparée, et je m'effondre sous son poids. La hache que j'avais dans les mains, m'a échappée. Elle me maîtrise. Face à elle, je ne suis rien. Si je meurs, je veux que ma sœur ne voit pas ça. Alors je lui hurle de s'enfuir. Je ne peux pas lutter. C'est comme ça que je vais mourir. Elle me regarde droit dans les yeux, comme si j'étais son trophée de chasse. Elle sort de sa poche un immense poignard. Si elle me tue, qu'elle le fasse vite au moins. Je ferme les yeux, prête à attendre le coup mortel. Mais en fait, je n'ai pas envie de mourir maintenant. Je me suis promis de ne pas laisser tomber ma sœur. Que doit-elle penser de moi, elle ne doit pas être loin. C'est ainsi que je me défends. Non, je dois me battre pour elle. Mais à peine que je me décide à répliquer, mon agresseur se prend un coup de hache dans le dos. Je m'attends à découvrir un autre tribut, venu pour me tuer aussi. Mais quand la fille du Quatre s'abat sur le sol, c'est ma sœur que je vois. Avec la hache dans les mains. Comme si elle avait fait ça toute sa vie. Je me réajuste et elle se précipite dans mes bras. Et je ne peux m'empêcher de la serrer aussi fort que je peux. Sa victime n'est pas morte, mais le sang s'étale sur le sol. Je pourrais la tuer, mais je ne le fais pas. Je n'ai pas le courage ni le cœur à être une tueuse. Quelqu'un arrivera et s'en chargera à notre place. La vue du sang me répugne. Alors nous nous enfuyons. Je sais que cette fille me regarde, avec ses yeux verts. Mais je ne l'aiderais pas. On marche, jusqu'à entendre le bruit de la rivière. On s'en approche. Nos gorges sont sèches. Il est temps de boire. Alors on redouble le pas. Un coup de canon. Puis le bruit d'un torrent. Alors, imprudentes, assoiffées, on dévale vers le cours d'eau. Au bord de la rivière, le soleil se réfléchit dans l'eau claire. On se frotte les mains pleines d'eau contre nos visages boueux. Cet endroit devenait dangereux si on restait plus longtemps. Brusquement cinq coups de canon tonnent au-dessus de nos têtes. De l'autre côté de la rive, Azélie me fit remarquer la présence d'un renard. Puis l'animal roux, bondit vers nous, traversant la rivière sans aucun mal. On se regarde sans bouger ni l'une ni l'autre. Pourquoi ne s'enfuit-il pas ? Il s'élance en notre direction à grand bond et attrape le fragment de fruit en plein vol que je viens de lui lancer. Et comme un chien heureux, se met à vagabonder avec son trophée bien serré dans sa mâchoire. Il est partit, et est revenu avec ses renardeaux. Les petits se chamaillaient pour le fruit qui pendait au museau de la renarde. Le pelage velouté brun-chocolat, leurs museaux courts et retroussés, et leurs petites bouilles rondes nous faisaient fondre. Deux renardeaux batifolent dans la végétation piétinée jouant à se poursuivre et se livrant à des simulacres de lutte. Les deux autres passent leur temps à se disputer les petits morceaux de nourriture que la mère avait finalement cédé. Pendant un instant, je me suis dit qu'il pouvait y avoir encore quelque chose de beau dans ce monde. Azélie est en extase devant ces jolies créatures. On a faim, mais on ne peut pas se permettre de les tuer, c'est la seule chose qui soit encore pure depuis que le Capitole a pris les rênes de Panem.

Plusieurs jours s'écoulent, et comme chaque soir, le sceau du Capitole s'affiche. En trois jours nous nous sommes cachées sans nous faire repérer. Nous ne sommes plus que neuf, dans l'arène. Ce qui nous laisse encore plus de chance de rentrer chez nous. Enfin, de laisser plus de chance à Azélie de rentrer. Mais qu'est-ce qu'elle va retrouver là-bas ? Elle n'a plus de parents, ni de famille. Ce qui me réjouis, c'est le fait qu'elle pourra guérir. Nous nous sommes éloignées loin de la rivière, les tributs du Quatre, du Deux et du Un s'y sont installés. Alors on a changé de direction, et la nourriture nous a manquée aussi. Les myrtilles et les framboises que j'avais repéré quand j'étais sur mon socle, sont près des berges, donc près des carrières. Maintenant tout ce que nous tuions, nous le mangions, sinon nous-mêmes allions mourir de faim. Et les choses qui nous dégoûtent le plus, on ferme les yeux dessus. Vivre, survivre étaient nos seuls objectifs. Pour nous désaltérer, on se dirige vers quelques coins d'eau, on boit parfois de la boue que l'eau de pluie et la terre ont formé, et c'était indéniablement écœurant, Azélie me le faisait souvent remarquer. Et quand elle refusait subitement de boire, je lui racontais que le corps humains était constitué de soixante pourcent d'eau, et que l'importance d'une bonne hydratation était indispensable pour notre organisme. Je ne pouvais pas me permettre de faire des impasses sur son état de santé. La maladie de ma sœur, la gagne plus vite ces derniers temps, elle tousse à s'en arracher les poumons. On marche vers un endroit où nous pourrions trouver de la nourriture, j'avance, mais Azélie ne peux plus. Elle s'abandonne dans la terre. J'accroupis vers elle, et lui caresse sa joue, lui relève une mèche bouclée, et lui dépose un baiser.
_ Nous allons bientôt rentrer, je te le promets.
Je sais que c'est un mensonge, que seulement une personne pourra revenir. Je déteste ce jeu. A quoi bon regarder des adolescents s'entre-tuer. Je déteste ce que le Capitole nous inflige. J'ai envie de tout casser, donner des coups de haches dans tout ce qui se trouve devant moi, mais à quoi ça servirait. J'ai envie de tout lâcher. De tout abandonner. Mais ce qu'il y a de plus horrible, c'est de savoir que je ne peux pas me permettre de penser comme ça. Pour ma sœur. Je ne sens plus mes jambes, mes bras. Et je n'imagine pas ce que ça doit rendre chez Azélie. Elle est malade. Et ça n'a pas empêché le Capitole de laisser ma sœur dans les Hunger Games, sans rien. Au bout de cinq jours, on ne ressemble plus à des jeunes filles, mais des sauvages. Nous avons une mine épouvantable, nos visages sont jonchés de marques et de plaies, nos cheveux gras et poisseux, nos combinaisons noires et trouées, sans compter nos ongles qui se cassent sans arrêt. La nuit gagne l'arène, et le sceau du Capitole illumine le tout. Mais aucun mort aujourd'hui. Le haut Juge, va devoir faire accélérer les choses, pour donner aux habitants du spectacle. J'ai très vite appris comment construire un abri de fortune avec des branches ou creuser pour obtenir de l'eau, se protéger du vent, il le fallait pour maintenir notre température de notre organisme entre trente-sept degrés et trente-sept et demi. On s'est réfugié dans un arbre, en plein jour, Azélie ne peux plus tenir le coup, et j'ai horreur de la voir dans cet état. Mais à peine, suis-je montée dans l'arbre, que des pas approchent. Juste au moment où Azélie est prise d'une quinte de toux. Je lui mets la main sur la bouche, l'implorant de faire le moins de bruit possible. Mais la présence de ma main ne suffit pas à étouffer le bruit. Je ferme les yeux, priant pour qu'ils ne nous entendent pas. Je découvre en bas de l'arbre, l'alliance qu'à formé les carrières, ils passent sous notre arbre, Azélie se retient de toute ses forces, mais ça ne suffit pas. Nous sommes repérées, j'entends les cinq carrières qui rigolent, et qui s'apprêtent à nous tuer avec leurs flèches et leurs arcs. Je serre le plus fort possible ma sœur contre moi. Je ne peux m'empêcher de verser des larmes. En repensant à la promesse que je lui ai faite. L'arbre sur lequel nous nous trouvons est assez haut, pour qu'ils ratent un à un leur cible. Azélie est prise d'une toux inexplicablement violente, et déverse sur sa tenue, du sang. C'est la première fois qu'elle crache du sang, une double panique me traverse tout le corps. Un des carrières propose aux autres d'attendre sous l'arbuste. Et j'ai tout le temps pour réfléchir à comment aider ma sœur, et m'échapper. Je saisis le couteau dans mon sac, et l'enroule autour des mains. Cinq carrières, contre deux personnes qui ne savent pas se battre. J'aimerais tant que notre mentor, nous aide, nous envoie quelque chose, mais je ne pense pas qu'on ait fait bonne impression dans tout Panem, nous n'avons tué qu'une seule personne, et nous n'avons pas fait d'exploits incroyables. Si je me jette de l'arbre, avec la vitesse et mon poids je pourrais tuer au moins un carrière. Et ensuite les autres me tueraient. Mais je tente le coup. J'embrasse une dernière fois ma petite sœur, et lui fait promettre de ne pas descendre de l'arbre. Elle me tient la main, comme si elle allait me l'arracher. Je parviens à m'en défaire, et lui certifie que je reviendrais vivante, quand j'en aurais fini avec les tributs. Je repense à mon père, à ma mère, à tous les gens que j'ai pu aimer, les gens qui auraient cru en moi si ils avaient toujours étaient là aujourd'hui.

CHAPITRE QUATRE - VIVRE OU MOURIR


Je me laisse tomber de tous mon poids sur le tribut, que me semble vient du Deux. Il ne s'y attendait pas, on entend un grand claquement d'os. Le temps que les autres s'alertent, et se retournent j'ai le temps de planter mon poignard dans deux autres tributs, ils ne sont pas morts, mais leurs blessures sont assez profondes pour les empêcher de me bondir dessus. Mais je n'ai pas autant de chance avec le quatrième tribut, rapide, elle me cède un coup de poing dans les côtes, je ne sens rien jusqu'à ce que la douleur me monte au cerveau. Et là, je sens mes jambes qui tremblent. Elle me redonne un coup de poing, et je m'affale dans la poussière. Son allié, prend l'épée et se retourne vers moi, j'ai peur. Ça y est, c'est la fin. J'inspire, et comme si c'était possible, j'attends un éventuel miracle. Je distingue ma sœur dans les branches, qui beugle mon prénom, mais je suis impuissante, les attaques que je viens de recevoir me paralyse de douleur. J'agonise. Le tribut plante son arme dans ma chair, et ça reprend, je vocifère, j'ai besoin de hurler. Mon agresseur me regarde, avec un grand sourire. Je serre les dents, et je temporise jusqu'à ce qu'il me donne le choc mortel. J'ai mal. Mes yeux, sont prêts à exploser. Il ne plante pas son épée dans mon cœur, mais par pur sadisme, me l'introduit dans le bras gauche. Je n'en peux plus. Tue-moi. Je n'attends que ça. Le filet rouge s'échappe abondamment de mes membres, je suffoque. Ma sœur. Mais pourquoi elle descend, je la vois qui s'acharne sur les tributs que j'avais blessé, et la rage au ventre se déplace telle une furie, brandissant la hache sur ses adversaires. J'hallucine. Ça doit être ça. Elle abat mon assaillant d'un coup de hache dans le mollet, il tombe à terre, tel un château de carte qui tombe en ruine. Néanmoins, il m'est presque impraticable de l'aider. La douleur qui me prend, s'élance partout dans mon corps. Je crois qu'elle les a tous tués. Une gamine de treize ans, tuant cinq tributs à elle. Ma sœur. Je perds mon sang. Mais à peine ma sœur, s'approche pour se précipiter à mon secours, elle reçoit de plein fouet, une flèche. Mortelle sûrement. Je ne peux même plus hurler. J'arrive à déplacer ma tête pour voir qui a tiré cette foutue flèche. Tribut du district Quatre. C'est un cauchemar. Un véritable cauchemar.
Je la vois à son tour, détruite, le regard rempli de larmes. Je vois sur sa bouche, une deux mots qui se forment sur ses lèvres ; Je t'aime. Elle sait que je suis toujours en vie. Elle sait que j'ai compris. Lorsque son corps s'affaisse sur le lit de d'herbes fraîches, je voudrais me relever. Me précipiter vers elle, lui dire tout ce qu'aurais à lui dire. Lui dire que je suis désolée. Lui dire que je l'aime aussi. Mais physiquement j'en suis incapable. Et je me déteste pour ça. Une larme parcourt son beau visage, et roule sur son lit de verdure. Les tributs du Douze sont partis. Nous laissant toutes les deux agonisantes, livrées à nous-mêmes. Tout commence à se remplir de noir autour de moi. C'est comme si je sombrais.

Je me réveille, le cœur battant. Je ne suis pas morte. Ma sœur, si. Mes paupières s'ouvrent. Elle est là. Gisante, au milieu de tributs. Quelque chose, que je ressens au fond de moi, un sentiment nouveau, que je n'avais jamais vécu. Un sentiment que je suis incapable de décrire. Tout était d'une discrétion dehors, d'un silence qui me rendait nerveuse. Son corps est là, reste là, à ne rien faire, il ne bouge pas, même si je sais. Je dois vérifier. Il faut que je sois sûre. Avec tout le mal que j'ai, je me redresse, et m'empresse à quatre pattes de la trouver. Son teint, n'avait plus ses couleurs de d'habitudes, ses yeux étaient clos, son corps ne se soulevait plus sous la force de sa respiration. Et, je veux arrêter de respirer moi aussi. S'il avait été question de transfert de respiration, je lui aurais tout donné. Je comprends. Mais je ne veux pas comprendre. Je crois. Mais je veux cesser d'y croire. Refuser la vérité, cette vérité qui me poignarde et me fait mille fois plus mal que ceux que j'ai reçu de l'autre tribut. C'est cent lancés de couteau que je me prends dans le dos, dans le cœur. Je lui prends la tête entre mes mains ensanglantées. Mais ça va servir à rien. C'est ça ? Ma gorge se noue. Je ne voudrais même pas de son pardon, si elle avait pu s'excuser. Je te hais. Je ressens autant de tristesse que de haine. Elle n'avait pas le droit de descendre, elle n'avait pas le droit de partir comme ça. Sans permission, sans autorisation, sans délégation. Mes larmes zigzaguent le long des mes pommettes. Je vais m'étouffer. Dans mes propres sanglots. Je hurle, je crie, et je m'en fiche aisément qu'on m'entende. Je n'ai pas tenu mes promesses. Je me hais. Et pour oublier je m'endors. J'aimerais dormir pour toujours. C'était fini. Elle était partie.
J'observe le ciel, taché de nuages. Mes joues sont humides. Si j'en crois mes calculs, nous ne sommes plus que quatre dans l'arène. Quand je regarde autour de moi, il n'y a rien, à part mes affaires, et un tas de bois. On m'a changé d'endroit. Quand j'examine mon bras, et ma jambe, ils sont bandés. Je me redresse, m'appuyant sur mes coudes. Une petite fille, arrive, méfiante. Mais elle sait que je ne lui ferais rien, je suis trop blessée moralement et physiquement pour la tuer. Je la reconnais. C'est la petite sœur du tribut de mon district. Elle s'appelle Iris, comme la fleur. Elle habite à trois pâtés de maison de la nôtre. Elle s'assoit, en tailleur face à moi. Ses yeux bruns me fixent, mais me disent que je n'ai rien à craindre. Elle me montre un parachute argenté, et me fait comprendre qu'il est à moi, et qu'elle l'a utilisé pour moi. C'est de la crème cicatrisante. Elle partage sa nourriture, son eau, et je partage ma peine, et mes histoires. Malgré tout mon chagrin, elle arrive à me faire rire. Si je veux que quelqu'un sorte de l'arène, c'est elle. Elle est douée, intelligente, belle, et douce. Elle me conte comment son frère est mort. Ensemble on est plus forte. Ensemble on s'échange nos souffrances. Et on va mieux, on se soutien. Nous étions parties pour ne pas s'aimer, pour ne pas s'attacher, mais elle me considère comme la grande sœur qu'elle n'a jamais eue. On sait pertinemment que une seule pourra revenir au district Douze. Or, aucune de nous deux ne veut voir l'autre mourir. Ce qui complique les choses. Mais j'ai décidé que je me démènerais pour qu'elle gagne cette expiation. Qu'elle retourne dans son village d'origine. Que je ferais pour elle, ce que je n'ai pas pu faire pour ma petite sœur. C'est ainsi. C'est écrit comme ça. A nous deux, on détermine un plan pour battre les derniers tributs des vingt-cinquième Hunger Games. On prend des mesures assez précises. La sarbacane qui lui a permis de tenir jusqu'à maintenant, est à présent remplis de venin de serpent. Nous allons les battre sans trop de mal. Ils ont pris l'emplacement des carrières, au bord de la rivière. Les rochers qui encerclent le cours d'eau, nous permet de nous cacher. Même si elle n'a que treize ans, elle est très habile, et tue la fille. Les deux autres tributs, nous cherchent, arme à la main. Ils courent pour faire perdre notre précision dans nos tirs. Je sais comment va se terminer, cette édition. C'est moi qui vais choisir de comment elle finira. Un tribut nous aperçoit et signale notre présence. Ils nous lancent des couteaux, des épieux, mais il nous manque de peu à chaque fois. Nous les dominons, nous sommes les plus fortes. Mais le Capitole à décider de s'en mêler. Des affreux loups accourent se joindre à notre combat, les babines retroussées, prêts à nous abattre. Un loup me mord le mollet, les autres se sont acharnés sur les tributs adverses. Peut-être qu'enfin le sort va m'être favorable ! Iris souffle une flèche dans la créature qui ne cesse de me cisailler ma chair. D'autres loups sont à nos trousses, mais à nous deux, on se débrouille. Nos adversaires ont moins de chance et perdent la vie. Les loups sont repartis, sur ordre du Juge, préférant nous laisser toutes les deux. C'est fini. Nous ne sommes plus que deux. Laquelle a le plus de chance d'être heureuse, elle ou moi. Laquelle a le plus de chance de retrouver une vie meilleure, elle ou moi. Je la contemple, le sourire aux lèvres, et sans qu'elle puisse faire quoi que ce soit, je m'enfouis au plus profond du cœur mon poignard.
Non je n'ai pas mal. Je suis heureuse. J'ai tenu ma promesse, celle qu'Iris puisse sortir de l'arène saine et sauve. C'est elle que j'ai choisie, c'est elle que je veux qui gagne. Je me vide de toute ma haine, de toute ma tristesse, et ma colère. J'ai le sourire aux lèvres. Ma sœur n'est pas morte en vain. Je n'ai pas gagné, mais le but n'est pas de gagner ces jeux. Ce qui m'importe le plus, c'est laisser les gens qu'on aime, gagner. Mon alliée est là. Elle pleure. Mais je ne peux pas m'empêcher de rire, il ne me reste que quelques instants. Instants auxquels je tiens lui dire, qu'elle ne doit pas s'en vouloir. Que c'était écrit comme ça. Que c'est ainsi. Je meurs. Je sens mes membres qui se détendent. Ma petite sœur de cœur est présente, m'embrasse, et me murmure que c'est injuste. Je lui attrape la main, et lui rend un dernier regard. Un dernier sourire. Un dernier sourire, pas celui qui suscite le désespoir, mais celui qui inspire la liberté.


Dernière édition par Inezia le Ven 24 Aoû - 16:16, édité 2 fois
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irina grunthird
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MessageSujet: Re: FICTION HUNGER GAMES : Vivre et mourir en ce jour.   Ven 24 Aoû - 15:40

pas mal j'aime bien ta fic mais je trouve que l'histoire est un peu flou par moment. et les quelques érreurs concernant les hunger games meme comme quand tu dit que c'est la vingt-cinqième édition donc la 1ere expiation logiquement, tu dit que haymitch a gagner la 1ere ce qui est impossible.
j'aime bien que tout ne se termine pas bien pour ton héroine et que tout ne se déroule pas selon son plan initiale
et enfin merci d'avoir fait une fic en une fois et non en plusieurs parties où on pleur à la fin parcequ'on veut la suite. boun:
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Inezia
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MessageSujet: Re: FICTION HUNGER GAMES : Vivre et mourir en ce jour.   Ven 24 Aoû - 16:15

Je ne me suis pas relue, en fait, j'ai horreur de faire ça, mais j'ai vu que j'avais fait quelques erreurs, de temps, et des fautes de compréhension. Mais merci pour ton commentaire et ton avis !
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irina grunthird
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MessageSujet: Re: FICTION HUNGER GAMES : Vivre et mourir en ce jour.   Ven 24 Aoû - 21:10

moi aussi je déteste me relire, si bien que sur ma fic la premiere critique que j'ai recus était que j'avais fait plein de faute d'ortographe donc c'est pas moi qui vait critiqué ta conjugaison et tout Very Happy
je voulais juste te dire que tu avait fait des fautes dans le suivie de ta fic.
sinon j'adore elle est cool, en plus tu as pris le district douze donc ce devait etre compliqué de faire évolué ton perso dans l'univers déjà crée de suzanne collins sans se trompé Smile
j'aime aussi ton idée d'expiation, c'est pas bête
Spoiler:
 
c'est pourquoi je me demandais pendans ma lecture qui c'est déroulé pendant ma pause dans mon stage de patinage, comment tu allé te dépétré de cette histoire Very Happy tu as réussi a faire une fin hyper bien bravo
si tu en as l'occasion vient voir ma fic, tu pourrai me dire ce que tu en pense? Very Happy
ps: elle s'appelle la fille de l'ombre
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